Banquiers : la fierté en berne ?

Tel le voyageur de Caspar Friedrich, les Happy Bankers ont cherché à prendre de la hauteur. Ils ont en commun un certain idéal de leur métier et une grande lucidité sur les contraintes auxquelles est soumis cet idéal. Certains de leurs amis osent à peine dire qu’ils sont banquiers dans les dîners en ville. C’est ce regard qui est à l’origine de ce blog. Voici leurs cinq constats.

1 – Les crises financières des dernières décennies ont révélé en l’amplifiant une profonde crise de sens dans le secteur bancaire qui pèse sur la performance collective des équipes, la motivation personnelle des hommes et des femmes et l’image du secteur dans la société.

2 – Les nouvelles exigences de conformité veulent faire évoluer la culture des métiers vers plus de contrôle des responsabilités mais génèrent une inflation de réglementations qui alourdissent le fonctionnement quotidien des banques.

3 – Les procédures de plus en plus rigoureuses qui en découlent rétrécissent le champ d’initiative personnelle et entrent finalement en conflit avec le défi nécessaire d’une évolution des pratiques et comportements individuels.

4 – Les difficultés liées à cette phase d’adaptation détériorent la réactivité vis-à-vis des clients et la qualité de vie au travail.

5 – Parallèlement, les banques font l’objet auprès de leurs clients et plus généralement dans l’opinion d’un questionnement sur leurs impacts sociaux et la finalité de leur action. Ce questionnement impacte négativement l’image des banques et le moral des banquiers.

Le projet Happy Bankers veut contribuer à refonder la fierté d’être banquier.